Entretien avec Patrick Simon, chercheur à l'Institut national d'études démographiques (Ined) et chargé de cours en sociologie urbaine à Sciences-Po Paris.
et Jean Amadieu François, professeur en sciences de gestion à l'université Paris-I et directeur de l'Observatoire des discriminations.
Propos recueillis par Yann Mens
Alternatives Internationales n° 030 - mars 2006
L'Amérique des "self made man", la France et son principe d'égalité des chances, cette idée selon laquelle l'homme moderne n'est pas déterminé par son origine mais par son unique mérite vacille.
Par quels mécanismes notre héritage culturel, notre oigine sociale tendent à déterminer notre destinée et comment s'en affranchir? Voici LA grande question sociologique de la repoduction sociale très bien mise en évidence par Pierre Bourdieu dans La Reproduction
et qui devrait être au coeur des débats politiques !
Quoi de plus injuste en effet que de constater qu'en 2012 dans le pays de l'égalité des chances, des millions d'individus sont assignés à un statut plus ou moins enviable toute leur vie durant parce qu'ils sont bien ou mal nés ?!? Des chaînes invisibles, pernicieuses et intériorisées entravent nos destinées. Nos différences culturelles liées à un background social ou geographique nous mènent à l'immobilisme social de générations en générations sans qu'on s'en apperçoivent. Les différences culturelles (de classe ou autre) qui enrichissent la France freinent aussi l'ascension des enfants d'ouvriers et des enfants issus d'une immigration réçente continuellement stigmatisée par Sarkozy. Cette réalité, nous la connaissons, nous en faisons l'expérience continuellement et pourtant, alors qu'il existe de nombreux moyens d'encourager la mobilité sociale, le débat politique en vue des prochaines présidentielles se centralise autour d'ations qui ne feront rien pour la promotion sociale des plus défavorisés. Alors, tour d'horizon à l'usage des "mal nés" des methodes pour connaitre une ascencion sociale fulgurante sans avoir à renier sa culture, ses valeurs :
C'est ce soir que la Fédération Française de Football va délibérer sur la mise en place de sanctions éventuelles suite à l'affaire des quotas. Vu la tonalité des propos tenus, j'éspère fortement que des mesures seront prises afin de signifier à chacun que mettre en place un processus de discriminantion négative sur le critère de l'origine n'est pas tolérable. Et pourtant, au vu des réactions compatissantes que cette affaire a suscité, j'en doute fortement. Le caractère discriminant des fait et l'aspect raciste des propos de Laurent Blanc ont été purement et simplement niés par une les commissions d'enquêtre et bon nombre de personnalités. Et pourtant, le "Saint" (à en croire ses défenseurs) Laurent Blanc affirmait que les noirs sont "grands, costauds, puissants" avant de confier que les espagnols lui ont dit "Nous, on n’a pas de problème. Nous, des blacks, on n’en a pas".
Le racisme est tellement banalisé qu'on ne sait même plus reconnaître un propos raciste ! Donc recadrons les choses un instant car il me semble qu'on a même perdu le sens des mots! Rappelons nous que le racisme est une idéologie qui postule l'existence de races humaines (pour ceux qui comme "lolo" associe aux noirs des caractères physique de puissance voir la
Position sur les races humaines de l'UNESCO ) et qui considère que certaines races sont intrinsèquement supérieures à d'autres. Dans le regard du racisant, l’individu disparait derrière la catégorie générale de la race. Le raciste considère les propriétés attachées à un groupe comme permanentes et transmissibles, le plus souvent biologiquement. Le regard raciste est une activité de catégorisation et de clôture du groupe sur lui-même. Le racisme s’accompagne souvent d’une péjoration des caractéristiques du groupe visé. Le discours raciste n’est toutefois pas nécessairement péjoratif. Pour Colette Guillaumin, les « bonnes caractéristiques font, au même titre que les mauvaises caractéristiques, partie de l’organisation perceptive raciste ». Le discours raciste peut évoquer la supériorité physique des groupes visés (ainsi la vigueur ou la sensualité des Noirs) pour souligner par contraste leur infériorité intellectuelle. Et pour finir, d'après Wikipédia "au-delà du contenu – positif ou négatif – des stéréotypes racistes, l’activité de catégorisation, de totalisation et de limitation de l’individu à des propriétés préconçues n’est en soi pas une activité neutre du point de vue des valeurs. Dans cette perspective, voir et penser le monde social dans les catégories de la race relève déjà d'une attitude raciste.". Les idéologies racistes doivent donc être combattues même si les personnes qui les portent sont de gentils entraîneurs qui ont plein de copains de toutes les couleurs!
Je garde donc espoir dans le fait que la FFF saura conclure dignement cette affaire en écartant les responsables. Dans le cas contraire, ce serait la victoire du racisme ordinaire par sa banalisation. Le racisme deviendra alors une boutade tout à fait tolérable. En attendant les conclusions de la FFF, je conclurais sur un argumentaire à charge que nous a concocté Atango sur son blog :
La lecture du verbatim d'une réunion de la FFF en novembre 2010 en vient à me faire regratter fortement le départ de Domenech. Si le début de la réunion semble porté sur le soit disant problème des joueurs bi-nationaux, la fin a clairement une teneur raciste.
La publicité occupe une grande place dans notre société et contribue à véhiculer des images, des stéréotypes. C'est pourquoi je vous propose la lecture d'un article du blog Ad’Times by D ...
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